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Réckya Madougou propose 4 axes stratégiques au CAMES pour aller vers la digitalisation de l’enseignement supérieur en Afrique

Réckya Madougou propose 4 axes stratégiques au CAMES pour aller vers la digitalisation de l’enseignement supérieur en Afrique

Le Conseiller spécial du président togolais et experte en projets de développement, Réckya Madougou était présente à Ouagadougou à la fin du mois de mai dernier où elle a pris une part active dans la célébration des 50 ans du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES).

 

Au cours de la célébration, elle a animé au côté d’imminentes personnalités du monde scientifique d’Afrique et d’ailleurs un panel de haut niveau sur la politique numérique de l’enseignement supérieur.

 

Dans son intervention, Réckya Madougou a présenté les défis et les potentialités dont regorge l’enseignement supérieur et dont l’exploitation apporterait une valeur ajoutée aux systèmes éducatifs des universités africaines car il est impérieux pour le CAMES d’entrer dans la voie de la digitalisation.

« Il est désormais impossible de penser l’organisation de la vie socioéconomique de nos pays, de nos institutions, de nos organisations, des entreprises sans penser à leur digitalisation », a indiqué la panéliste. « Et cette nécessaire digitalisation, est le fondement de la transition numérique du CAMES », a-t-elle poursuivi.

 

Pour réussir cette digitalisation, l’expert en développement propose quatre axes stratégiques. Elle évoque d’abord la nécessaire création d’un écosystème adéquat. Cela impose que les universités doivent pouvoir ouvrir des bibliothèques en ligne, que les recherches soient en ligne et les données actualisées et que le CAMES aide les universités à trouver des mécanismes innovants de financement pour favoriser leur souveraineté.

 

L’autre axe stratégique, c’est la formation universitaire des apprenants et des enseignants. Puis l’expert en développement des projets propose la formation des métiers à l’ère du numérique pour régler l’épineuse question de la formation-emploi, car étant en lien étroit avec les défis de développement des pays.

 

Réckya Madougou propose aussi comme axe stratégique, l’obligation pour les États d’accompagner les universités dans leur processus de digitalisation sur les aspects juridiques et infrastructurels.

Selon l’UNESCO, seulement 8% de personnes parviennent à s’inscrire dans les universités africaines au sud du Sahara. Ce qui est totalement en déphasage avec les 75% enregistrés sur d’autres continents notamment en Amérique. Il importe donc qu’avec le développement exponentiel des infrastructures des télécommunications, le CAMES profite pour combler le gap et ouvrir les universités à tous, a fait constater l’ancienne Ministre du gouvernement béninois.

 

Ce potentiel qui favorise le e-learning et le mobile Learning, nécessite que le CAMES mène des réflexions stratégiques pour trouver des mécanismes innovants pour la formation des apprenants mais également des enseignants. L’élaboration des curricula ainsi que les modes d’apprentissage doivent également tenir compte de l’opportunité que constitue la digitalisation.

 

Plusieurs chefs d’Etat de la sous-région ouest africaine dont le Président Faure Gnassingbé ont participé le 1erjuin à Ouagadougou à la clôture des activités marquant les 50 ans du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

 

source : dépèches autogo.tg

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